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Le Requiem en ré mineur KV 626 est la dernière œuvre de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791). Œuvre non achevée en raison de la mort du compositeur.
Eglise de la Trinité, Vendredi 30 et Samedi 31 mai 2008, 21h.
Quelques légendes planent sur cette œuvre. Les études récentes ont montré que le requiem a été composé pour le comte Franz de Walsegg, ayant l'habitude de commander les œuvres aux autres compositeurs afin de les faire passer comme siennes, pour le premier anniversaire de la mort de sa femme . Voulant garder cette commande discrète, il a dépêché un intermédiaire pour traiter avec Mozart. Plongé dans l'écriture de la Flûte enchantée ainsi que La Clémence de Titus entre autres, Mozart débute le Requiem. Le compositeur créa la majeure partie de ce requiem alité car alors très diminué physiquement. Le 4 décembre 1791, il profite d'une amélioration passagère de son état afin d'interpréter avec ses amis les parties déjà composées du requiem. Son état s'aggrave brutalement dans la soirée du 4 malgré la présence de deux des meilleurs médecins de Vienne. Il meurt le 5 décembre vers une heure du matin. Constanze, la femme de Mozart, demande à Franz Xaver Süßmayr, un élève de Mozart qui aurait reçu les dernières indications du maître, de terminer le chef-d'œuvre, ceci afin de toucher la somme promise en fin de travail par le comte Franz de Walsegg et d’autre part, pour honorer les derniers souhaits de son défunt mari. Est-il important de souligner que Constanze a demandé ce travail à d'autres élèves, Josef Eybler et Franz Josef Freystädtler, considérés par Mozart lui-même comme plus doués que Süssmayr, d'achever le travail, mais ceux-ci, faute de temps, l'ont rapidement abandonné .
En 1819, Sigismond von Neukomm composera un Libera me pour compléter cette messe de requiem. La version intégrale « Neukomm » n'a été donnée qu'une seule fois, le 19 décembre 1819 à Rio de Janeiro puis oubliée. En première mondiale depuis 1819, deux représentations du Requiem, conclues par le Libera me de Neukomm, ont eu lieu en novembre 2005 (le 19 pour la première) à Sarrebourg, en Moselle. Sous la direction de Jean-Claude Malgoire, avec la "Grande Ecurie et la Chambre du Roy" et la "Kantorei Saarlouis", un enregistrement de la seconde représentation a servi de support à la création du premier CD du Requiem prétendument "intégral". Une autre représentation a eu lieu le 10 mars 2006 à Liévin lors de la commémoration de la catastrophe de Courrières.
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