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Marions la musique et l'art visuel : 16 artistres peintres, sculpteurs ou photographes, sont invités à illustrer une étape de la Passion selon Saint Jean afin d'accompagner le concert. Ceci se traduit par la projection des oeuvres pendant la représentation en concordance avec la scène de la Passion chantée. En parallèle, les oeuvres de ces 16 artistes sont exposées à l'église de la Trinité (Paris 9ème) pendant la période du concert.
Ces 16 artistes sont : Flore Sigrist, peintre, floresigrist.com Sonia de la Bastie, peintre, soniadelabastie.com Maud Erien, sculpteur Tatiane de Combaud, peintre Isabelle Boutet, peintre Alban Eyssette, photographe Olivier Masseboeuf, peintre, zooey.site.voila.fr Marcus Grey, peintre, marcusgrey.com Angaël Bournot, peintre Lucien Dupriez, peintre Mr Renner, peintre Diane Chanel, peintre Ivana Boris, photogrpahe Jean-Francois Simon, peintre, fsbayonne.com Cécile Tissot, sculpteur, absolutearts.com Ron Bowen, peintre
LA PASSION SELON ST JEAN BWV 245
Bach à Leipzig C'est en avril 1724, pour sa première semaine sainte à Leipzig, que Jean Sebastien Bach crée en l'église St Nicolas sa Passion selon St Jean. Après Weimar, son expérience à la cour du prince Leopold, ses nouvelles fonctions de « cantor » de l'école St Thomas, sorte de « maître d'école » responsable des activités musicales de l'église, lui donnent l'occasion de se consacrer davantage à la musique sacrée. Avec cette Passion, ce fervent croyant répond au désir de toutes les grandes villes de l'Allemagne luthérienne du début du XVIIIe siècle de faire entendre une oeuvre de grande ampleur le jour où est commémorée la mort du Christ.
La Passion et sa place dans la liturgie luthérienne Ce type de Passion liturgique développe, selon la tradition allemande, le modèle de l'oratorio italien : la mise en musique d'un poème original paraphrasant les évangiles. Ainsi Bach, tout comme Haendel et Telemann, utilisa à plusieurs reprises pour sa Passion selon St Jean un poème très en vogue de B.H. Brokes (1712). Exécutée pendant l'office, elle se compose de deux parties, de taille inégale, qui encadrent le sermon du pasteur. Le ténor-évangéliste interprète les récitatifs, c’est-à-dire le récit de l’évangile. Les solistes prennent la parole pour Jésus, Pilate, et chantent les arias, dont les textes sont souvent empruntés aux passions d’autres compositeurs. Le chœur (turbae) intervient au nom de la foule hostile ; il chante aussi les chorals, éléments incontournables de la liturgie luthérienne, qui traduisent les sentiments du chrétien et expriment sa foi. Certains spécialistes ont pu déceler dans l'usage très démonstratif des arias et des choeurs une influence du Piétisme de l'époque, ce courant né dès la fin du XVIIe siècle qui prônait le retour à une piété plus intensément vécue, exaltant l'individu et sa relation personnelle avec Dieu. Bach, pourtant luthérien convaincu, veut avant tout montrer et enseigner. Ainsi, le récit de l’évangile s’ouvre et s’achève sur deux chœurs, composés après la première version : on peut y voir une sorte de « commentaire spirituel » replaçant le récit de la Passion dans un cadre d’exemplarité pérenne pour les chrétiens : « ‘voici vous allez entendre’, ‘voilà vous avez entendu’ l’histoire qui fonde notre vie terrestre et céleste ». Même si de nombreuses incertitudes demeurent quant à sa composition, à son origine et aux modifications apportées au fil du temps, dues à l'absence de manuscrit original complet, nous savons que La Passion selon St Jean sera jouée quatre fois et, à chaque reprise, légèrement remaniée.
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